Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 20:46

   

Le soleil de Pâques

Englouti les torpeurs

De ma nuit

Le silence des grands

Espaces – apaise ma peur

Il y a du vent et les goélands

Se laisse porter dans les courants

De l’air si haut – si haut dans ce ciel

Liquide de quintessence – je me sens

Bien – ça me fais du bien – je file sur

Mes trente ans – tout chouss – toujours

Ce cœur d’enfant bleu – toujours battant

De moins en moins rompu – l’amour de

La vie – soleil de Pâques et chocolats

Fondus – de la musique dan ma tête

Fondue de pensées et de mots à écrire

Sur la page blanche de mon désir

J’ai envie – le soleil éclatant de Pâques

Fait péter les couleurs – la porte du cabanon

De dehors - d’un vieux bleu délavé  – comme celui

Des maisons au Portugal – balayées par le vent et

La mousse de mer – et le fado de Pâques et les

Sourires des femmes et des hommes dans la rue

Début de printemps – petites robes qui bougent

Et qui dansent sur les genoux  blancs – des verres

De bières sur les tables sur les terrasses – de la

Musique comme partout – qui enveloppe le soleil

De Pâques – que le soir de tombe jamais.

 

 

Par BUK
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 21:35
tu t'endors
ta cigarette brûle tes doigts
tu dors
et tu pries pour moi
le soleil dehors
encourage la joie
mais Maldoror
aura raison de moi.


Tu t'endors
au diable le tabac !
tu m'adores
ta vie ne serait rien sans moi
alors vas-tu me laisser crever là ?
à mon sort
aussi pâle que tes draps.


tu t'endors
à côté de moi
je ne suis pas mort
et je prie pour toi
mais mon cadavre vit encore
il t'aime autant que moi
on n'est pas mort
on n'est pas mort
on n'est pas mort
on n'est pas mort
on s'aime
on n'est pas mort
on s'aime.
Par BUK
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 21:23
blessé comme un animal en cage -
se qu'ils veulent c'est me rendre
fou -
tenir
il faut
tenir
pour leur profit
tant pis pour ma
santé - au dessus de
ma tête l'épée de Damoclès -
des petites fourmis sur mon trajet
fini les abus -
qui détient les clés ?
ils trouvent ça fort -
quand même avec une
seule oreille et des vertiges
je peux tomber -
et si je dors dehors demain
ils auront gagné
bien sûr avec une grippe c'est
autre chose
attend
attend
attend un peu ta bonne putain de grippe.
Par BUK
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 21:34
rien ne s'efface - la paupière
est douloureuse
rien ne se perd dans
le tohu-bohu du boulevard
le soleil blanc
frappe comme une teigne -
direct dans la pupille
qui vacille en une fraction
de seconde infinie -
la cornée est en miette sous
une pluie de confettis
dans ma tête -
cela dure
je suis comme hébêté -
à l'angle du trottoir d'en face
un business man
me fait un doigt en sortant
de sa limousine noire
je ne l'envie même pas
je tourne les talons
et je continue mon chemin.
Par BUK
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 16:29

C'est pas le jour. Evidemment que non. Période de pleine lune. Beaucoup de vent. J'ai dormi moins de cinq heures cette nuit . Mauvaises critiques de mes chansons déposées sur les sites sur le web. Je viens de boire un verre d'eau de source qu'elle a rapporté de je ne sais où ? Evidemment elle n'est pas là. Et l'eau n'est pas fameuse. Au boulot, ça a été horrible. Impression que toutes les journées se ressemblent ! De retour à la maison, le petit chien du canapé sur le canapé, le petit chat du lit sur le lit. Evidemment tout est lié. Comme la loi des séries. Bagnole, ordinateur, frigo. Tout part en couilles. Evidemment les volets sont croisés avec ce vent ça grince. Je déchiffre à peine les mots du " journal d'un déséquilibré mental " ( que je suis en train de ré-écrire ) - celui qui date des années fac. Evidemment le téléphone sonne pour rien dire. Evidemment, des sondages à la con alors je raccroche séchement ou alors je crie dans l'appareil " j'en veux pas " et je coupe, je reviens au bureau, l'ordinateur n'a gardé en mémoire que les cinq premières lignes des deux pages que j'avais recopiées. Le piége basique. Fatal. Evidemment c'est perdu et cette journée est foutue. Bien sûr maintenant le chien a faim. Il commence a bouger de son canapé, petit à petit il secoue sa tête et fait claquer ses oreilles, puis il descend, va boire, en fout partout à côté, sa barbiche dégouline tout le long, de la cuisine au bureau où je suis en train d'écrire. Oui évidemment c'est un peu ma faute, notre faute. D'avoir pris ce chien. J'en voulais pas moi. Elle a insisté. Et lourdement même. Bon, tant pis c'est vrai qu'il était dans un sale état dans cette cage et qu'il n'aboyait pas quand on passait devant lui. Mais bon, donc, c'est l'heure du repas du clebs d'une part et de sa promenade ensuite. Evidemment il faut le sortir quatre fois par jour. Après avoir bu, il vient vers moi et commence à me tourner autour avec insistance. Voilà, je suis bloqué là maintenant. Je ne peux pas ré-écrire tout de suite ce que l'ordinateur à oublié de sauvegarder. Evidemment c'est perdu. Bon, je balance le texte au cas où.

Par BUK
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