A philippe Léotard.

Publié le par BUK

Les yeux de marée perdus dans la haute lune - les rides béantes d'un enfant chahuté - le coeur mis en scène pendant les nuits d'orage - foutu vivant - marin à terre les étoiles dans le coeur et partout - à vive allure sur les petites routes de provinces - titubant au volant comme un brise-lame accroché à la barre - les poings serrés - accroché à la barre malgré tout - de Fréjus à Paris jusqu'au coeur des violons Tziganes - tempétant à coeur perdu - à tripes déposées sur le bureau où tu récitais du Rimbaud à ces imbéciles assis en face de toi - la vie plus fort que tout - et sur la route comme Jack à mille à l'heure - se ruiner une phalange ou une arcade ou les deux pour deux secondes d'extase - était-ce un livre de Pouchkine ou un carnet Moleskine dans la poche de ton blouson ? Etait-ce un livre de Pouchkine ou un carnet Moleskine dans la poche de ton blouson ?
forcer la nuit à te rendre beau - les effluves d'alcool haletant - quand bien des fois il n'y en a plus - sacrifié au sommeil et aux rêves qu'on fera le jour - tu rêvais que tu dormais et tu faisais les cent pas entre les quatres pôles de ta vie - le pôle nord et l'hopital Cochin - le pôle sud et la prison de la santé - à l'ouest les gens lettres - à l'est - ton enfance - combien d'enfermement à cinoque city à abuser des sourires des infirmières - jamais assis pour écrire - ou alors allongé dans une barque - sur un court d'eau tranquille - pour faire l'écrivain - avec une bouteille de blanc à la flotte dans l'épuisette - épuisé le jean's avec le Moleskine défait de mots - une cassette de John Coltrane et une de Keith Jarrett - une fiole de Vodka - une photo de Patrick Dewaere - des santiags - des cachets d'aspirine - une ampoule - du fil - un cartable ouvert - un scénario - des feuilles blanches - une carte d'argentine - tendre est la nuit de Fitzgérald en livre de poche - un flacon de whisky - une cartouche de celtic - un paquet à l'agonie sur le lit où tu ne dormais jamais - Filou les tripes - Filou les rêves - phillipe Filou filoche - déambulant comme une ombre douce à écrire des poèmes dans la tête - sur ce putain de paquet de celtic - cher à Léo - au diable  - au marin sous la carte des hautes lunes - un clown c'est toujours triste - foutu acteur - foutu flambeur - foutu poète - foutu chanteur - foutu mais vivant toujours dans mon coeur - était-ce un livre de Pouchkine ou un carnet Moleskine dans la poche de ton blouson ? Etait-ce un livre de Pouchkine ou un carnet Moleskine dans la poche de ton blouson ?

( j'ai écris ce texte après avoir lu le livre de Jean-luc Marty " haute lune " aux éditions Bernard Barrault dans lequel j'ai pioché quelques petits bouts de mots. ) et aussi parce que j'aime Philippe. Merci à Toi Filou, pour ces trois soirs dans le hall du Théâtre Galli à Sanary, en janvier 2000. Trois nuits que je n'oublierai jamais. Merci aussi au pianiste à bretelles; monsieur Philippe Servain.



Philippe Léotard - Le cimetière des éléphants
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Alligators 427 07/07/2009 00:23

c'est beaupuissantbelle soirée à te lire et à l'écoutermerci buk

BUK 07/07/2009 18:16


ouais il manque le bougre !


eric 06/07/2009 13:05

Bonjour,
Joli témoignage..
Bien à vous,