Jetés sur le moleskine ( II )

Publié le par BUK

putain où sont
mes pastels
que je colore l'âpreté
du monde de mon
intérieur -
et pourtant oui
plus le poumon résonne
plus il s'époumone
du son des cloches
lugubres - c'est la
mort lente
du coeur

.........................................................
REMENDER LA MOSCA
un monde tout obstrué
l'odeur du feutre marqueur
la beauté de sa lueur
l'adversité à niquer
le verre de vin à côté du clavier
l'odeur du cigarillo desséché
les nuits

..........................................................
sacrifions le sexe
des vaches

folles

meuhhhh


pour rien

....................................................
les mignons petis
animaux
courent
courent
dans la plénitude
de la prairie
dorée d'herbe

j'aime le travail
des fermiers
ce sont de saints
hommes
donnons leur
plus de joie

.....................................................
le croque mort croque la vie
à pleines dents en dégrafant
le soutien gorge de la call
girl qui appelle à l'aide et
se réfugie dans son plaid
son string en moins - une
aventure avec la mort en
plus - Dante brûle son enfer
avec des torchons pleins
de traces de vaisselle sale
ne reste que les effluves illu-
-minées d'un réverbère
coquin qui cligne de l'oeil
et pique du nez à l'aube grise
devant l'inéffable beauté des
collégiennes qui attendent
leur car - qui ne viendra
jamais - jamais - jamais

.......................................................
demain seront tous chômeurs
bus à l'échaffaud

......................................................
pirouettes dans le pré
la bouse de vache
dans le dos - on s'amuse

pirouettes dans le lit
pitreries involontaires
mais tellement bonnes

pirouette  et mousse
de mer - va-t-en la terre !!
j'aime les secousses

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