14 Juillet 1999.

Publié le par BUK

Je vais voir mes vrais amis au parc de la Méditerranée où l’on discute au frais dans l’ombre d’une pelouse splendide – un putain d’endroit que je ne connaissais pas – j’ai un peu bu dans l’après-midi mais ça relativise avec la folie du monde – je me finis au joint et Miranda arrive et puis c’est au tour de David qui me donne une idée pour le travail d’intérim – et on mange en regardant le soleil se barrer pour de bon à 21h35 – mais je n’ai pas très faim – et la plage est là bas – en bas – et puis vient le feu d’artifice que l’on ne voit pas mais qu’on entend – peut-être celui de Sanary ou celui de Six-fours  ou les deux – Miranda pose sa tête sur ma cuisse et regarde les étoiles ( la casserole comme elle dit – l’étoile du berger et la grande Ourse ) et puis quelques satellites perdus au loin pour rien – à 23h l’éclairage public s’éteint et de violents jets d’eau ( arrosage ) commencent à balayer la sombre pelouse – les gens raisonnables sont partis chez eux – nous sommes le 14 JUILLET 1999 – descend sur la presqu’île du Gaou où le vent est force 10/12 – où les drogués se sont rassemblés sur le rocher géant – celui qui donne littéralement sur la mer – mais 20 mètres en contrebas – cette mer déchaînée – traînant ses lourds rouleaux – les fracassant sur le rocher où les djembés déjantés s’agitent en chantant un titre de Bob Marley – saccagé – Miranda m’apprends la voix lactée avant d’aller dormir sur la banquette arrière de la Deuch – Jérôme me tire de ma rêverie en me bousculant « tiens le Titanic !!!! » en me montrant  un petit bateau de pêcheurs illuminé au loin mauvaise posture – et je me sens bien malgré ce fort mistral – et on voit – sur les hauteurs de Sanary – un feu de pinède qui peu à peu s’atténue

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