Face à mon sort.

Publié le par BUK

Ouais, à 16h 30, j’en avais marre de regarder le plafond  - je suis sorti – j’ai pris mon blouson et mon baladeur – je l’ai mis bien sur mes oreille à un bon volume et j’ai marché – je les voyais tous – les gens – ceux qui ne vont pas mourir demain ou dans une semaine – le pire c’est les femmes – toutes aussi charmantes les unes que les autres avec leurs poussettes à la con et leurs mioches dedans qui dorment ou qui hurlent – insouciance – ou alors les mômes qui leurs courent après en leur criant maman maman - et Lou Reed me poussait un peu plus vite et plus fort – je me disait que peut-être j’aurai jamais de mioches moi – putain de bordel de merde – et les vieux cons qui regardent les pigeons  - j’avais envie de les abattre là – tous - dans ce square – avec une putain de mitraillette du feu de dieu – laisser moi  en paix – je vais mourir – circulez bande de cons – y’a rien à voir au fond du square – rien qu’un paquet de merde avec de la souffrance autour – j’avais la haine parce que j’étais tout seul – parce que je n’ai pas croisé tes yeux – tout seul et malade comme un chien avec de la gerbe plein la gorge – j’étais prêt à tout cracher au premier con venu – j’étais en manque de tout – j’ai marché toute la nuit pour ne pas m’endormir – finalement j’ai laissé béton et la fatigue m’est tombée dessus – sur un banc du square Anatole France – écrivain et romancier – et quand  je me suis réveillé – j’étais encore face à la mort.

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