La marche.

Publié le par BUK

je me dis que je m'en sort
je m'en sort
le soir
dans les caniveaux
la lune rivée aux poteaux
les rires m'étourdissent -
le monde comme un vertige
trop de gens pour pleurer
trop de gens aux alentours
léchant le vaste ciel
plantés dans le sable
comme des débiles
sur voie de délestage
corps flasques usés -
spleenant ma mélancolie
là où mes pieds me portent
aux nues - sur l'auréole nacrée -
à la surface de l'abîme
j'écrase un autre mégot
comme tous ces gens
pareil - sauf que je suis seul
et qu'à la fin ils vont rentrer
faire mille choses
mais je ne rentre pas -
je marche le nez au vent
crapahutant vers mon petit matin
il me tend  un croissant
mais je n'ai pas faim
je dis non merci -
j'arpente le silence des rues désertes
un couteau dans la poche
bras ballants le monde m'ouvre les siens
percés de flèches d'argent
je suis triste parce que je n'ai pas revu Aline.



Commenter cet article

mafee 31/07/2009 14:21

bon ... ben j'ai pas écouté ...J'ai du le prêter à quelqu'un, cet album ...mais à qui ?????

mafee 27/07/2009 17:59

Merci pour m'avoir rappelé que Mano Solo existe. ce soir, je crois que je vais me ré-écouter les années sombres à fond la caisse ....

sont beaux tes textes ...
pas gais, mais beaux...

mafee (de la seyne)

BUK 27/07/2009 18:53


yes ! merci pour ton commentaire mafee !