Je me replie.

Publié le par BUK

Je me replie

L’oreille

Enorme

Bat le charme

Charivari

De pleine

Lune

 

 

Je veux être sage

L’air béat

De l’orée du bois -

Sage

Dans la lisière

Le sage des sages

Dans le désert

Oubliant toutes les

Turpitudes nauséabondes

De ce monde -

Nu comme jamais

Le souffle sacré

Des perles de sueurs

Perles perles et pleurs

Au diable – debout

A l’affût – l’oreille

Collée à la membrane

De la folie humaine -

Danser pour un

Bracelet Touareg

Danser du levé

Au couché du soleil

Danser et aimer la

Vie – d’un petit bonheur

Chopé avec le cœur

 

 

L’âme en vrac

Je me replie

Dans mon carnet Moleskine

Dans mes pastels et mon

Fusain – dans la ligne

De basse de l’hôtel California

L’âme en vrac accrochée

Au rocher – l’horreur de cet habit

De soucis qui tiennent chaud à ma vie

Est-ce que c’est ça la vie ?

Je regarde de l’autre côté de l’hôpital

Où les ailes des goélands

Semblent me montrer

D’autres rivages -

Je voudrai connaître

La voix des sages

Leur timbre leur grain -

L’équilibre de leurs pensées

Leur osmose avec la nature

Et dieu et le soleil

Avec l’œil jaune de Bouddha -

Rire jusqu’aux nuages

 

 

Des jours longs

Comme des

Semaines

Laissant entrevoir

La rancœur à travers

Les persiennes -

Je me replie

Dans mes carnets

Dans mes pastels

Dans les livres

Des sages -

Je me replie

Comme une rose

La nuit

Le silence est difficile

A écouter

Troublé

Dans ce vide -

Silence

Tenace

Cris au loin

Folie certaine

Dans les rues

Pleines de monde

De bruits

Des cadeaux merveilleux

Dans chaque regard

Apeuré – embaumé

Par cette folie silencieuse

Ça me rend vraiment fou

 

 
Le bruit aussi

Du crépuscule

Nuit blanche

Sans sommeil

Sans pastel

Sans stylo crépitant -

Le Moleskine échoué

Sur la carpette

De la table de nuit -

Je me replie

Dans l’âge de raison

Tout se bat dans ma tête

C’est un peu la panique

 

 

Fou de vivre cette vie

Là  - à ne rien faire

Même pas à l’agonie

Sur ce lit à entendre

D’une oreille passer les

Heures – trop lent ce rituel

Trop de questions en suspens

Bien sûr - comme la cime

Du vieux Baobab -

Branches disloquées attrapant

Le ciel chargé de compassion -

Trop d’actions tronquées

Clairsemées de rires d’enfants

De sourires de femmes

Belles et élégantes

Je n’aspire qu’à survivre

Vivant

Dans ce monde de tarés.

 

 

Commenter cet article

whore 22/07/2009 05:25

Danser et aimer la
Vie – d’un petit bonheur
Chopé avec le cœur

c'est tout joli
bisous