En pointillés.

Publié le par BUK

Je gère l’amer

Toute une ribambelle

De petites filles échevelées

En pleurs -

Escaladant le ruisseau

En haut d’une rue déserte

Personne à l’horizon

Pour le sauver de cette

Pitrerie macabre -

L’hirondelle balourde

Lâche les bombes de fiente

Sur leurs jupes immaculées -

Elle est ailleurs la poésie

Dans ce paysage triste à crever

Un poivrot vomit son dernier verre

Dans l’arrière cour – où les rats

Se dispersent en fanfaronnant

Il va pleuvoir – ça se sent dans l’air

L’orage nettoiera le tableau pourri

De cette morne soirée –

 

 

 

Je pensais que Mathieu était encore défoncé aux amphés et que Cathy était encore vierge malgré ce qu’elle m’avait raconté à cette soirée – que Steve était le plus fou des débris que j’avais connu –

 

 

   

C’était la dèche j’avais plus un radis – même un noir – le distributeur à avalé ma carte de crédit et me l’a recrachée en pleine gueule en me hurlant VA CHIER DUCON !!   – en plus j’avais la chiasse tout le matin et j’étais venu à pied – j’ai pris une bière au bar d’en face avec ce qu’il me restait au fond des poches - mais il manquait vingt centimes alors j’ai dû ruser – il y avait dans ce bar – accoudés au zinc – des rasés de près pleins aux as qui offraient à boire aux femmes et aussi à la patronne – je trouvais ça complètement con – car elle ne les payait pas les jus de carottes -  elle -  la salope derrière le comptoir à tabac  - la nouvelle riche sortie de l’enfer d’une ablation d’une quelconque partie de mon anatomie  me filait la gerbe     

 

   

   

En pointillés comme des fulgurances – issue du vide du rien du néant nauséabond – toujours l’envie de taper sur le clavier – essayer de faire swinguer les anges – poubelles puantes de vomi chaud – en pointillés comme le cœur – qui se bat en pointillés de la vie qui nous en met plein la gueule – à chaque jour sa peine – à chaque soir sa haine –

 

 

 

 

J’ai éteint l’ordinateur j’ai pris ma veste et je suis sorti – j’avais encore mal à l’estomac de la bagarre d’hier soir  - chaque pas que je faisais dans ses rues puantes du matin me remontait un peu plus dans l’œsophage – je cherchais en état de transpiration avancée la fille à la si jolie queue de cheval – aux yeux de marrons qui m’avait réchauffé le cœur l’hiver dernier – juste un hiver au chaud avec elle – mais dans ces putains de rues il fait toujours froid – même en plein soleil – même en plein été – Sibérie partout sans elle – c’est en vain que je cherche la fille à la rose fanée 

 

 

 

 

Trace ta route

Au travers des bois

Vocifère

Dans l’antre

Du diable

Crie

Ce que tu pourras

Ce que la vie

T’as mis

Dans la gueule

Pare au plus pressé

Et riposte

Mets-lui son compte

T'en prends un

T’en rend vingt !

 

 

  

J’ai défais ce poème

A travers l’œil

A l’unisson du vide

Il sonnait creux

Comme mes

Baskets

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Croot 16/08/2009 19:47

ce texte aussi est très bon !

BUK 16/08/2009 19:53


merci croot
sympa d'être passé