Chorus 3.

Publié le par BUK

Je suis allé au fort Napoléon – ce fût bon

Du jazz à tout péter – j’ai dépensé une fortune en bière Leffe et Despérado (pour homme désespéré d’avoir perdu un amour ou une amitié) dans mon cas – c’est un peu les deux tellement tu me manques. Et plus les jours passent – plus je pense à ce que l’on gâche – chaque jour le bilan est de plus en plus catastrophique –

Il y avait un pianiste aux cheveux grisonnants – retombants derrière son dos – enroulés d’un épais ruban noir à la Francis Lalanne  - c’était lui le boss – l’orchestrateur – il dirigeait les trompettes, les saxos, le guitariste, le bassiste, le batteur, un coup par ici, un autre par là  - chacun y allant de son petit solo joyeux et tous les instruments s’entrelaçaient dans une symbiose du tonnerre –

Il faisait tellement chaud dans cette salle de rien du tout – j’étais en sueur – beuglant comme un ivrogne – ouais man ! Allez cool souffle souffle ! Et ils attaquaient un virage Bop à 130 - not for cool man ! Play the blues !

A la fin - je demandais une dernière bière pour la route – la barmaid qui me reluquait bizarrement me l’a faite gratis à condition que je ne conduise pas. Je lui ai dit qu’elle n’avait rien à craindre parce que j’étais venu à pied de chez moi - c’est-à-dire pas bien loin – ce n’était pas des conneries ! Je me retrouvais en tee-shirt à une heure du matin – une veste polaire dans une main et une bière dans l’autre – juste de quoi tenir jusqu’à chez moi – il faisait froid – je me suis assis sur un banc déglingué aux abords de la forêt – près de la petite route en caillasses qui descend du fort – j’ai fini ma bière en scrutant le lointain – les étoiles et tout le bordel au dessus de ma tête – le pâle reflet de la lune au large et BASTA !

Je suis rentré saint et sauf comme tu le vois en plein milieu de cette nuit – j’écris

J’ai douze grammes mais je suis ok

 

 

T’écrire – c’est garder en vie le fil de nos destins balafrés – c’est nous garder en vie – tout court.

 

 

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whore 02/09/2009 14:19

T’écrire – c’est garder en vie le fil de nos destins balafrés – c’est nous garder en vie – tout court.joli