Nov 2000 (1ère partie )

Publié le par BUK

en fait j’ai dix-sept ans et les types de la soirée – je ne les connaissais pas trop – juste de vue – parce qu’ils sont plus vieux que moi – je suis en première et je crois que l’une des filles de la soirée redouble sa terminale – en fait on s’est juste croisé dans les couloirs du bahut – le type connaissait mon pote et voilà – en tous cas il ne s’est rien passé avec yeux noisette – j’ai même pas essayé d’entreprendre quoi que ce soit – faut dire qu’elle était tellement dans les vapes ! Je me suis dit qu’il fallait peut-être que j’essaye de lui sortir les habituelles conneries – elle n’est pas passée à la casserole cette nuit là – ce fut une bonne soirée malgré tout

me suis endormi une – peut-être deux heures – me suis couché alors qu’il faisait déjà jour – six cafés dans la gueule – on s’est retrouvés dehors – tous – titubant plus ou moins dans la fraîcheur de l’aurore – personne n’a rien dit au moment de se quitter – c’était comme un carrefour à huit voix – chacun savait où il irait – alors pas besoin d’en parler – fermer sa gueule et partir dans son silence – j’ai pris la route pour aller vers chez moi – et j’ai pensé que ma mère allait peut-être me tuer – à cette heure ! J’avais découché pour la première fois sans lui avoir dit ni où ni avec qui je sortais – vers huit heures la maison serait vide – j’en ai profité pour prendre une journée de congé et inventer une de ces histoires folles-dingues – qu’elle avait oublié que je lui avais dis que je passais la nuit chez ce bon vieux nègre de Bobby – pas mal ! Elle marcherait – j’en étais sûr parce que de temps en temps elle a la mémoire qui flanche – facile donc ! J’avais la gueule de bois et très envie de me pieuter pour de bon –

c’est ce que j’ai fait dans le square – y’avait deux clodos qui déliraient mais je n’avais pas peur d’eux – je les connaissais de vue – inoffensifs – j’ai craché ma bile – ils ont rigolé ces pédés ! Je suis rentré chez moi vers huit heures – j’avais fini mon devoir de français vers minuit et je me suis écroulé

Commenter cet article