La fille de l'hiver.

Publié le par BUK

douce comme une plume
qui effleure mon amertume
la fille de l'hiver n'a toujours pas
choisie son camp -
derrière les klaxons des mariages
un samedi pluvieux
les vitres embuées me renvoient son portrait
et la limousine est glacée -
sans amour comme un typhon immobile
les mains planquées sous mes testicules
je grelotte à trente à l'heure  sur le bas côté de ma vie -
recroquevillé j'ai froid et le chauffeur est Hongrois je crois
je me laisse aller le front collé à la vitre givrée
le regard perdu pour rien au loin -
elle ne viendra donc jamais poser sa tête
sur mes épaules frêles et prendre mes mains exténuées
dans un virage de trop j'écrase un sanglot.


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Fleurdecourge 20/10/2009 16:46


J'aime beaucoup ce poème, c'est a peu près ce que je ressens ( les testicules en moins cela dit)
salut d'une fumeuse à un fumeur .


BUK 20/10/2009 18:52


merci d'être passée par là Fleurdecourge !!!