la rue.

Publié le par BUK

Comme un mirroir

qui me balance à la gueule

mon reflet délavé

creusé de cernes vaporeuses

ce matin  je me serai tué -

mes pas sont lourds

la rue est nue

les nettoyeuses de bitume

me mettent la tête à l'envers -

elles font peur à mon chien

alors je les hais -

le petit bonheur la chance

la merde de tomber sur elles

à l'angle de la rue dénudée de tout charme

la cité vascille - moi je penche

comme la tour de Pise

et c'est mon chien qui me traîne

il me montre le chemin

je me sens vasciller

à cause de mes oreilles

et tout le bataclan -

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