Le gouffre.

Publié le par BUK

ses rêves sont plus fous
que les quatres murs où je m'enferme
avec mes pilules et mes cachets
et ma fumée que je crache
à longueur de journée
au rythme de mon spleen
de mes pensées nauséabondes
qui divise en deux
le monde et moi -
j'ai le temps de regarder
la course des nuages
de prendre note de
la fréquence des averses cévenoles
le moral mou comme de la guimauve
tellement mal au coeur à en chialer
derrière cette fenêtre dans un petit
espace froid que le vent balaie -
les feuillets de poèmes qui puent
la mélancolie s'envolent ou traînent par terre
où se trouve mon chagrin au plus profond
du gouffre - j'ai beau taper du pied le fond
de la piscine mais je ne remonte jamais
vraiment à la surface.

Commenter cet article