Sanary.

Publié le par BUK

les pointus tout nus

que l'eau et le ciel

d'un bleu azur embellissent -

les amoureux se prennent par la main

avant d'aller déjeuner au Roy d'Is -

sur les pavés mouillés ça glisse

les pêcheurs ne reviennent pas bredouille

alors devant leurs étales

ça grouille -

ce n'est qu'un matin de plus

dans cette ville que j'aime tant

je m'y rend en voiture quand celle-ci

veut bien démarrer -

il paraît que je dois sortir de mes

quatre murs - pour me redonner le moral

qu'un enculé m'a volé -

survoler le longs des rues piétonnes

il paraît que c'est une maladie

et que les cachets peuvent vous faire flotter

je pense à ça au bar des Embiers -

fulminant quelques volutes embrouillées des mots sur mon carnet

devant mon café tout chaud

à regarder encore et encore les badauds -

tous ces gens qui me sont étrangers et

que je voudrai aimer - juste leur parler

non pas les ennuyer avec ma vie à la con

juste parler du beau temps pour la saison

et puis les laisser en plan

payant mon ticket de stationnement -

serrer la main à cet homme qui ne fait pas la manche

lui filer quelques sous et quelques fumigènes

et un dernier pour la route.

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