Chaque seconde est souffrance.

Publié le par BUK

je balise les frontières
avec mon corps -
des gelules frelatées
coupées avec de la mort aux rats -
je balise les limites de mon existence
un pas après l'autre -
des simagrées et des rires pour rien
perdus dans la cour et le jardin
où je n'ai pas le droit d'aller -
lentement - je pars agonisant -
chaque seconde est souffrance
le couloir est si long
chaque seconde est souffrance
et n'en vois pas le bout -
le docteur me traîte de menteur
derrière son bureau et son bel ordinateur
tout est calfeutré -
même son coeur -
chaque seconde est souffrance
chaque putain de seconde est souffrance.

Commenter cet article